Fin septembre, fin de soirée. Plus que quelques jours avant de reprendre le travail, après presque 7 mois passés à la maison. Temps 1 scotchée au canapé pour cause de grossesse à surveiller, Temps 2 obsédée à l’idée de trouver le rythme qui conviendra à tout le monde, Temps 3 préoccupée par la première rentrée du fiston et l’adaptation de la petite lapine – plus difficile pour moi que pour elle… Le tout, fascinée par ce dont les enfants – et leurs parents parfois un peu dépassés – sont capables.
Le retour au bureau se profilait et, étant parfois (souvent ?) procastrinatrice (je me la raconte, mais je remets tout à demain quoi !), j’avais bien pris soin d’occulter la question du régime post-partum. J’avais eu des occasions pour m’y mettre : « On a une grosse soirée le 23 juillet, il faut que je sois au top », « On a un mariage le 20 août, il faut que je sois au top là ! », « Je reprends le boulot le 4 octobre, il faut que je sois bonnasse ! ». Mais rien n’y a fait. Une volonté à zéro. C’était la faute de la rééducation périnéale pas encore démarrée qui m’empêchait de faire du sport. Et puis c’était la faute des vacances sur la côte bretonne aussi. Les glaces, les gaufres, la charcuterie, le caramel, les crêpes et tutti quanti.
30 septembre, l’heure des comptes était venue. Ma fille est née le 10 juin, en même temps que le début de l’Euro 2016 (son père en fera une anecdote toute sa vie), et j’étais rentrée à la maternité avec 15kgs de plus au compteur. J’en suis sortie 4 jours plus tard avec 4kgs de perdus. Et depuis je n’avais pas bougé.
Je suis ce qu’il y a de pire dans ce cas de figure : une impatiente, avec zéro volonté.
De celles qui sont en détresse respiratoire après avoir couru derrière un bus à ne pas rater. Qui sont toujours en train de se plaindre de leur cellulite, pot de Nutella à la main.
Attention, je ne blâme pas celles qui font parti de ce club. J’aurai toujours les pieds dedans. Mais après deux grossesses et en avoir bien profité, j’ai eu envie de repenser un peu à moi, de retrouver le goût de l’effort. Et j’ai été servie.
Après avoir zoné sur Instagram et découvert les hashtags #tbc (jusqu’ici ce n’était pour moi que l’abréviation du To be confirmed utilisé au boulot, ou du To be continued utilisé sur Netflix), #topbodychallenge, j’ai admiré, un peu circonspecte, le compte de Sonia Tlev, cette française fan de fitness à l’origine de ce programme. Svelte et sportive à souhait, ultra positive en toutes circonstances, la fitgirl partage son quotidien fait d’exercices et d’objectifs en tous genres (des bateaux de sushi à la plage de sable fin en passant par les sneakers. 1,8 millions d’abonnés au compteur, et une communauté ultra_dynamique qui n’a qu’un seul credo « Deviens ta meilleure version ». Mais surtout, Miss Tlev est une hyperactive : des exos et du réseau, motivant ses troupes à coups de selfies d’abdos, mais surtout de photos comparatives de ses adeptes. Les résultats affichés sont le fruit d’efforts acharnés qu’elle ne manque pas de souligner. Et chaque dimanche soir, les abonnés peuvent compter sur le post d’encouragement de leur fitness gourou.
« Mouais, jamais je ne serai comme toutes ces nanas. Je ne posterai pas, ne commenterai pas, ne « likerai » pas. Je ne suis pas grégaire moi. »Mais la question n’est pas d’être un mouton, idiote ! (Oui, je me parle à moi-même. Sans commentaire). Il s’agit d’être motivée, poussée par la force du collectif (oui, je parle comme un entraîneur de rugby amateur). Et ça marche.
J’avais abandonné la salle de sport après deux mois, payant pour rien un abonnement conséquent. Flemme de tout. Du trajet en hiver, de l’odeur de transpi des vestiaires jusqu’aux machines, du bruit, des douches qui me rappelaient la piscine municipale.
Les 2 premières semaines ont été un martyr. J’avais du mal à me dire qu’il m’en restait encore 10 à tenir. Lorsqu’on a complètement abandonné le sport durant des années, on redécouvre clairement des muscles oubliés, et ce dès les premiers exercices du TBC.
Mais ne nous mentons pas, pour arriver à des résultats notables sur 3 mois, il faut vraiment s’y tenir, ne pas prendre ce programme à la carte. Celui-ci prévoit 3 séances de renforcement musculaire par semaine pour redessiner sa silhouette, auxquelles il faudra ajouter deux séances de cardio d’au moins 45 minutes, les jours sans programme. Et, bien sûr : faire attention à ce qu’on mange. Le nerf de la guerre, surtout pour une gourmande invétérée comme moi.
Malgré la dépense (le pdf est vendu 39,90€ sur le site de Sonia Tlev) je m’imaginais lâcher (n’oubliez pas la fille qui remet tout à demain). C’est tout le contraire qui est arrivé. Après 6semaines, je ne peux pas me passer d’une séance, me prends à commenter parfois le dimanche les posts de la grande prêtresse pour dire où j’en suis, encourager les nouvelles venues ou recevoir les félicitations de Sonia. Mais aussi pour offrir un coeur d’instagrameuse à ces femmes dont elle relaie le parcours, photos comparatives à l’appui. La motivation ne s’éteint pas, et lorsqu’elle est très faible, un petit tour sur les hashtags pour reprendre du poil de la bête.
Après 6 semaines de TBC et une reprise du boulot en simultané, 5 kgs de moins au compteur. Le volet alimentaire restant le plus difficile à appréhender dans mon cas, avec une course contre la montre le midi et la vie de famille le soir. Mais nous en reparlerons.
Rendez-vous dans 6 semaines à la fin du premier programme. En attendant, on se fait des gaufres ? 🙂